La longue fin de semaine de l’Action de grâce arrive en plein dans l’un des moments les plus intéressants de l’année pour manger local. En plus, on a un weekend de trois jours pour pleinement en profiter!
Les pommes sont encore bien hissées dans les branches des vergers, les courges et les légumes d’automne abondent, et les récoltes des derniers mois se retrouvent maintenant sous toutes sortes de formes sur les étals des derniers marchés fermiers et les tablettes des petites boutiques du coin.
Bref, il y a de quoi remplir une table.
Et quoi de mieux que de se régaler au moment où descendent les degrés et où l’envie de réconfort gagne nos papilles? Et tant qu’à avoir les mains pleines des fruits de leur travail, c’est le moment parfait pour s’intéresser à celles et ceux qui se trouvent de l’autre côté de cette table : les gens qui cultivent, élèvent et transforment ce qu’on mange.
Mettre un visage sur ce qu’on mange
Quand on achète directement d’un producteur ou d’une productrice, la conversation vient souvent avec, et ici, on ne parle pas que de la météo. Quelle pomme est la meilleure pour cuisiner? Ce fromage est fait comment? Est-ce que ça se conserve bien? Et même si on ne pose pas de question, on n’est pas laissé·es pour compte pour autant. On va se le faire dire!
« La tomate ananas est parfaite pour… »
« Gardez toujours le miel au-dessus de 20 °C, sinon il cristallise. »
« Celle-là, mangez-la aujourd’hui, elle est à son meilleur! »
Et c’est souvent comme ça qu’on repart avec un produit sous le bras… et une petite information qu’on va répéter à quelqu’un d’autre en le servant. Mais au-delà de l’anecdote, on vient, sans même s’en rendre compte, de connecter un peu plus avec notre bouffe. On a désormais une histoire dans notre burger, une complicité de quelques secondes avec un étranger bienveillant dans notre compote. Ce sont ces petites perles de conversation qui nous permettent de mieux connaître ce qu’on rapporte à la maison. Ce qu’on va canner pour passer l’hiver, ce qu’on va donner en cadeau d’hôte, ce qu’on va cacher pour pas que les enfants sachent que ça existe.
Et en octobre, dans une région agricole comme les Cantons-de-l’Est, les occasions d’avoir ces jasettes ne manquent pas.

Une fin de semaine pour aller à leur rencontre
Dans la Vallée de la Coaticook, aux quatre coins de Compton, le weekend de l’Action de grâce est justement consacré à ça. Les 10 et 11 octobre, le circuit dégustation et découverte des Comptonales rassemble des producteur·trices et transformateur·trices agroalimentaires du coin dans six destinations en pleine campagne estrienne. Pendant deux jours, on circule d’un endroit à l’autre pour découvrir leurs produits, goûter, savourer, déguster et prendre le temps d’échanger avec les gens qui les font.
Et ce qui frappe chaque année, c’est la curiosité des gens. On veut savoir ce qu’on goûte, bien sûr, mais aussi ce qu’il y a dedans, d’où ça vient, comment c’est fait, combien de temps ça prend, pourquoi tel ingrédient plutôt qu’un autre, comment l’idée est née, si c’est nouveau, si ça se conserve, la meilleure façon de l’apprêter, avec quoi ça se mange, où on peut en retrouver après.
Une bouchée mène à une question, la réponse en amène souvent une autre et, assez vite, on jase. C’est peut-être ça, au fond, la différence entre simplement goûter un produit et rencontrer la personne qui l’a fait.
Puis, le lundi 12 octobre, changement de formule : direction au parc du village pour le Marché des récoltes.
De 11h à 15h, des marchand·es de Compton et des villes avoisinantes s’y rassemblent pour un dernier marché avant la fin de la saison. L’occasion est plutôt bien choisie pour faire quelques provisions ou compléter le menu de l’Action de grâce à la dernière minute.
Après tout, avant de remercier pour ce qu’il y a sur la table, aussi bien savoir un peu mieux d’où ça vient!
Les Comptonales, circuit dégustation et découverte
10 et 11 octobre 2026 de 10h à 17h
Marché des récoltes
12 octobre 2026 de 11h à 15h
Parc Lions de Compton
